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Dialogue national au Cameroun
Category :- Editorial Author :- BERTIN BIDJA 
Posted on September 25, 2019, 8:09 pm

 

Dialogue national au Cameroun

Pile ou face ?

 

Prononcé en toute exclusivité le 10 septembre 2019 par son excellence le président Paul Biya, chef de l’Etat ; le dialogue national fait bouger les lignes et laisse couler beaucoup d’encre et de salive en ce moment déterminant où le Cameroun se dote de nouveaux défis. Parmi ces défis le dialogue longtemps voulu par les citoyens camerounais des régions dites anglophones ; un vœu durement exigé, mais sans aucune suite, qui par conséquent à conduit à un chao, dans une crise où le gouvernement camerounais semblait ne plus maitriser les faits et causes de ce qui mettait, met et continu de mettre la vie des citoyens camerounais en péril. Des camerounais Décapités, tués, assassinés, kidnappés, et bien d’autres massacres de toute nature, se sont imposés en un véritable traumatisme dans la vie des habitants des zones anglophones. Des terres envahies par les assaillants, le commerce au ralenti, les entreprises brulées et saccagées ; du coup ont fini par fermer à l’instar de la CDC ; autant de violences vécues, que certains regards qualifient de négligence et de laxisme de la part du gouvernement et de son illustre chef S.E Paul Biya. Pour ces derniers, on ne sait contre qui le combat est mené ; si oui, l’on pointerait du doigt aux forces extérieures qui bénéficieraient de la contribution des camerounais de la diaspora que le Président indexe clairement, recevoir des financements pour mettre en mal l’avenir du Cameroun.

Plusieurs couches de la chaine ont fait acte d’un grand nombre de revendications ces derniers temps ; des politiques avec une opposition qui s’est engouffrer dans des actes activistes voulant jouer le rôle de justicier pour les fils de la nation. Les forces vives qui se retrouvent perplexe, captives des scènes qui s’animent entre le régime en place et l’activisme de l’opposition ; l’armée victime de la terreur de la crise anglophone perd ses soldats au profit des insurgés, caressés par certains responsables du gouvernement, ceux étant aux affaires comme ceux ne l’étant plus, qui se positionnent en une véritable pierre d’achoppement qui déjoue tous les stratagèmes qui concourent au maintien de la paix et de la stabilité au Cameroun. La mal gouvernance prend le dessous, on empêche les travailleurs de mener aisément leur travail par des pots de vins, questions de distraire la gestion des finances.

Le dialogue est déjà là, plus de spéculation. L’autorité compétente joue son rôle à lui attribué. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement plus que jamais, au moulin de la planification à réunir les actants et la paperasse du dialogue. Les groupes se mobilisent mais l’opposition dans l’ensemble n’affiche pas bon sourire de ce qui a été prononcé, de tenir le dialogue nationale. Car tout s’affirme en pile ou face, avec une idéologie bien orientée, axée sur la résolution de la crise anglophone et à l’écoute de l’adversaire qui jusqu’ici est encore mal connu, et se confond aux leaders de l’opposition et associés.

Pile ou face ? Difficile à choisir ni à décrypter ce volet qui est déjà pipé d’avance, pour certains, Car le discours du Président sonne fort et les pièges apposent leurs silhouettes de fauve qui feront encore des mécontents au sorti de ce dialogue national.

Au premier plan, les concernés sont les fils des régions anglophones parmi lesquels ceux qui ont décidé de se conduire en terroristes et faire du Cameroun une terre divisée, celle du système anglo-saxon qu’ils semblent chérir et celle du système francophone ; car lorsqu’on remonte le temps certains accords pourraient ne pas réellement aller au bénéfice de tous, pour une nation qui conjugue le vivre ensemble, l’unité et la paix.  Plus loin, la réalité ne serait uniquement pas celle des revendications anglophones mais du fonctionnent de toute la nation comme l’a si bien souligne le chef de l’Etat le 10 septembre dernier :

« C’est pourquoi, j’ai décidé de convoquer, dès la fin du mois en cours, un grand dialogue national qui nous permettra, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation. Le dialogue dont il est question, concernera principalement la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest. Mais il est évident qu’en cela même il touchera à des questions d’intérêt national, telles que l’unité nationale, l’intégration nationale, le vivre ensemble, il ne saurait intéresser uniquement les populations de ces deux régions. Il aura donc vocation à réunir, sans exclusive, les filles et les fils de notre cher et beau pays, le Cameroun, autour de valeurs qui nous sont chères : la paix, la sécurité, la concorde nationale et le progrès. Il s’articulera également autour de thèmes susceptibles d’apporter des réponses aux préoccupations des populations du Nord-Ouest et du Sud-ouest, ainsi qu’à celles des autres régions de notre pays : le bilinguisme, la diversité culturelle et la cohésion sociale, la reconstruction et le développement des zones touchées par le conflit, le retour des réfugiés et des personnes déplacées, le système éducatif et judiciaire, la décentralisation et le développement local, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants, le rôle de la diaspora dans le développement du pays, etc. »

Pile ou face ? Quand un pressentiment s’annonce à grand pas ; celui d’opérer un choix et enterrer la hache de guerre entre les fils de la nation comme on le constaterait grandement dans les propos du président :

 « La propagande des sécessionnistes a voulu présenter les décisions de justice récemment rendues à l’encontre d’un certain nombre de nos compatriotes, dans le contexte de cette crise, comme un obstacle au dialogue envisagé. Il n’en est rien. Je voudrais d’ailleurs en profiter pour préciser que le respect de la règle de droit et la lutte contre l’impunité constituent les piliers de la consolidation de l’Etat de droit, à laquelle nous aspirons tous. Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie. Il est donc fondamental, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles, l’on peut tranquillement piller, violer, incendier, kidnapper, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un éventuel dialogue permettra d’effacer tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs. Une telle façon de penser ne peut qu’encourager la perpétuation des violences dans les régions en crise et même en susciter dans les régions où il n’y en a pas, ainsi que nous l’enseigne l’expérience vécue par plusieurs pays dans le monde. Il est toutefois vrai que dans le cadre d’un dialogue, d’un processus de paix ou de réconciliation nationale, il puisse être envisagé l’éventualité d’un pardon, dans certaines conditions. Il est tout également vrai qu’aux termes de notre Constitution, le Chef de l’Etat est habilité à user d’un droit de grâce. C’est d’ailleurs fort de cette habilitation que j’ai adressé, lors de ma récente prestation de serment, une offre de paix aux membres des groupes armés. Je voudrais solennellement réitérer en ce jour cette offre. Ceux qui volontairement déposent les armes et se mettent à la disposition des centres de DDR, n’ont rien à craindre. Leurs camarades qui s’y trouvent déjà peuvent en témoigner. En revanche, ceux qui persisteront à commettre des actes criminels et à violer les lois de la République, feront face à nos Forces de Défense et de Sécurité et subiront toute la rigueur de ces mêmes lois. Il en est de même des promoteurs de la haine et de la violence qui, confortablement et impunément installés dans des pays étrangers, continuent à inciter au meurtre et aux destructions. Qu’ils sachent qu’ils devront tôt ou tard rendre des comptes à la Justice. J’en appelle justement aux pays qui abritent ces extrémistes. S’ils se soucient réellement de la situation des populations du Nord-Ouest et du Sud-ouest, qu’ils agissent contre ces criminels. La plupart n’ont plus la nationalité camerounaise, mais ils passent leur temps à collecter des fonds pour perpétrer des actes terroristes au Cameroun, à commanditer des incendies, des kidnappings et des assassinats et à lancer des mots d’ordre pour empêcher les enfants d’aller à l’école et les citoyens de vaquer tranquillement à leurs occupations. »

Quel sera le point innovateur en ce qui concerne les mauvaises pratiques dans les services publiques, les voleurs de l’Etat qui se retrouvent plutôt en prison dans le cadre politique et non du forfait qu’ils ont commis. Déjà, on peut se féliciter de voir une gestion financière qui reprend son souffle après de longues années de trafic, le trésor public ne pourrait plus perdre ses centimes, ni connaitre des virements fictifs. Au vu de ceci, le Président de la République fera donc face à quel engagement qui blanchira nettement ses propos :

 « Malgré cela, certains continueront à parler de marginalisation des populations de ces régions. En fait, il y a lieu de reconnaitre, au plan général, que la nature humaine est ainsi faite qu’il n’y aura jamais assez de postes de responsabilité pour satisfaire toutes les régions, tous les départements, les arrondissements, les villes, villages, familles et citoyens de notre pays. Chaque choix continuera de provoquer de la joie lorsque l’on sera distingué et de la tristesse lorsqu’on ne le sera pas. Il est cependant indispensable que nos mentalités évoluent sur ce point. S’il est nécessaire de tenir compte de l’équilibre régional dans des pays neufs, à la structuration sociologique diverse tel que le nôtre, il est indispensable de rappeler que les Ministres et autres responsables ne sont pas nommés seulement pour servir leurs régions, leurs villages ou leurs familles, mais l’ensemble de la communauté nationale. Ils doivent être au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers. C’est pourquoi, depuis mon accession au pouvoir, je n’ai cessé et je ne cesserai de mener, avec acharnement, la lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics et de promouvoir la bonne gouvernance. »

Pile ou face ? Quand il est attendu des résolutions concrètes au terme de ce dialogue, et les élites de la nation, très avertis ne manqueront pas de faire profil bas face à ce qui ne pourrait réunir l’éthique sociale.

Les dés du dialogue sont jetés, vivement, que le bon Dieu protège le Cameroun et lui donne ce dont elle a ardemment besoin : la tranquillité et un développement au bénéfice de tous.

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