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Réactions Des Partis Politiques
Category :- News Author :- Ryan Nguélé 
Posted on September 20, 2019, 12:00 am

Insuffisance : Ce que le CPP pense du dialogue national

Ce que la Délégation du SDF et Dion Ngute se sont dit

 

En passant au scanner le discours du président de la République le 10 septembre dernier, le Cameroon People’s party que dire Edith Kah Walla, pense que le contenu du dialogue convoqué par Paul Biya est inexact, trompeur et carrément insultant pour les Camerounais ; propose un « véritable » dialogue national et fixe son contenu

 

Pour le Cpp, le président de la République a refusé de reconnaître un problème anglophone qui a ses racines dans l'histoire politique, culturelle et économique du pays. « De nos 59 années d'indépendance, 37 ont été sous la direction de M. Biya.  Sa gouvernance est donc directement responsable de la crise profonde, complexe et violente dans laquelle le pays se trouve aujourd'hui », a indiqué le parti politique dans un communiqué rendu public le 12 septembre dernier. Et d’ajouter « il a refusé de reconnaître et encore moins de s'excuser pour la violence, les atrocités et les violations des droits humains commises contre la population des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par son gouvernement (suspension d'internet, violence des maires et gouverneurs contre les commerçants, transporteurs et citoyens ordinaires) ainsi que par les forces armées de l'État camerounais (incendie de villages, exécutions extrajudiciaires, torture, etc.) ces trois dernières années »

KAH WALLA - CPP

Avant de conclure qu’« il a refusé de reconnaître ses erreurs, sans parler de l'incompétence totale dont son gouvernement a fait preuve dans la gestion de cette crise au cours des trois dernières années.  Il a plutôt parlé avec mépris du désir des Camerounais d'avoir chacun son village représenté au gouvernement et a laissé entendre que les anglophones devraient être reconnaissants d'avoir été relégués au poste de Premier Ministre pendant toutes ces années où il leur a gracieusement permis d'occuper ce poste ». C’est à ce titre que pour ce parti politique, Paul Biya en mettant de côté la myriade de propositions qui lui ont été faites pour convoquer le dialogue national, il fait plutôt un dilatoire et donne naissance à une tripartite bis, qui traine encore derrière elle ses résultats malheureux. C’est à ce titre qu’a travers leur communiqué, le Cpp a décidé de mettre en exergue les vraies caractéristiques d’un dialogue national. Selon le parti d’Edith Kah Walla, le vrai dialogue national doit permettre de couvrir une variété de sujets fondamentaux pour notre pays.

 

Transition politique

Il s’agit entre autres de : résoudre les problèmes de notre passé colonial ; redéfinir la relation entre le citoyen et l'État ; redéfinir la forme de l'Etat ; réformer l’armée et les autres forces de maintien de l’ordre (Police et Gendarmerie) ; redéfinir les systèmes et institutions clés ; traiter la question du retour des réfugiés humanitaires et politiques ainsi que celle de l’amnistie pour les prisonniers politiques. Pour ce faire, il faut avant tout reconstruire la confiance nécessaire au dialogue. Sauf que comble de déception, le chef de l’Etat a annoncé un dialogue qui sera présidé, non pas par une partie neutre, mais par son Premier Ministre qui n'est pas seulement membre du comité central du parti au pouvoir, mais aussi le chef du gouvernement considéré par la population comme responsable de la crise violente dans laquelle elle se trouve. Cet organisme politique pense alors qu’« aucun véritable dialogue ne peut avoir lieu sans confiance » et qu’ « une fois de plus, M. Biya a manqué une occasion extraordinaire de s'engager véritablement avec les Camerounais pour ouvrir la voie à la construction d'un avenir différent pour notre pays ». Si cela n’est pas une surprise pour le Cpp, puisque cela ne fait que confirmer ce que ses membres savent depuis des années, la seule solution pour le Cameroun est une « transition politique ».

 

  

Ce que la Délégation du SDF et Dion Ngute se sont dit

 

En prélude au dialogue annoncé par le président de la République, la délégation du Social Democratic Front (Sdf), conduite par son premier Vice-président national Joshua Osih, a rencontré le premier ministre, le 12 septembre dernier.

 

« Cette rencontre nous a permis d'exposer au Premier ministre pour transmission au chef de l'État, des conditions préliminaires pour notre participation à ce dialogue national inclusif tant attendu », a déclaré le vice-président national du Social Democratic Front dans un communiqué de presse qu’il a rendu public le 13 septembre dernier. Pour ce qui est du fond de leurs échanges, le député Sdf fait savoir qu’ils ont mis un accent particulier sur ce que ce dialogue annoncé doit profondément satisfaire les aspirations des populations anglophones. Pour ce faire, le dialogue national inclusif doit être présidé par une personnalité neutre ; il doit élucider les racines profondes de la crise anglophone ; la forme de l'État doit être inscrite dans l'ordre du jour dès l'entame du dialogue pour débat en plénière en vue de l'adoption d'une nouvelle Constitution pour le Cameroun et ce point doit être prégnant dans l'agenda de ce dialogue national ;  les anglophones doivent occuper une place centrale dans les discussions et une pré-conférence entre anglophones doit être organisée à cet effet pour éviter les scénarios du référendum de 1972 et de la rencontre tripartite de 1991 et les forces de défense et de sécurité ne sauraient faire partie du dialogue national inclusif qui est essentiellement politique.

OSIH JOSHUA - SDF

En outre, il indique qu’ils ont relevé sans équivoque que le dialogue national inclusif annoncé ne saurait efficacement prospérer sans un environnement serein à savoir : la déclaration d'un cessez-le-feu et la garantie d'une amnistie générale pour tous ceux impliqués à quelque niveau que ce soit dans la crise anglophone afin qu'ils participent sans crainte aucune à ce dialogue national inclusif. Bien qu’ayant favorablement accueilli et apprécié le fait que le Premier ministre leur a fait part de ce que l'Onu, l'Union africaine et le Commonwealth ont manifesté leur volonté de participer à ce débat national inclusif, Joshua Osih et ses militants souhaitent que des pays tels que les Usa, la Grande Bretagne et l'Allemagne participent également, comme troisième bloc des pays amis, à ce débat national inclusif. Mais en attendant, il faut faire de la lumière sur certains points précis.

 

Retour effectif de la paix

 

Il s’agit notamment : du timing et les différentes séquences qui doivent être consensuels ; d’une définition claire et nette du contenu de ce dialogue national, y compris les structures et les mécanismes mis en place et de l'assurance que les protagonistes majeurs participeront de bout en bout aux différents processus à savoir la phase préparatoire, le processus de prise de décision ainsi que celle d'implantation sur le terrain des conclusions arrêtées de commun accord à l'issue de ce dialogue. Pour un retour effectif et efficient et durable de la paix dans ces deux régions. Conscient de ce que le dialogue national inclusif est par essence un processus, cette chapelle politique attend le signal de l'initiateur pour indiquer aux différents protagonistes la voie à suivre.

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