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Dialogue national, N’est-ce pas un coup d’épée dans l’eau de Paul Biya ?
Category :- News Author :- Ryan Nguélé 
Posted on September 20, 2019, 10:42 am

Tel que souhaité et émis de tous les vœux par les citoyens camerounais et les occidentaux, le dialogue national tel que voulu par le président de la République est prévue pour la fin du mois en cours. L’annonce a été faite par lui le 10 septembre dernier. Seulement, le climat sociopolitique pousse beaucoup à ne pas croire à l’effectivité et à l’efficacité de ce dialogue pour résoudre la crise anglophone.

 D’abord, comment prétendre parler d’un dialogue national sans « exclusive » pour résoudre la crise anglophone au moment où le leader des sécessionnistes, et non moins le président de la pseudo République d’Ambazonie, est condamné à vie et au paiement d’une amende de 250 milliards à payer solidairement avec ses codétenus ? Ensuite, lorsque le leader d’opposition de la partie francophone, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Maurice Kamto, qui est arrivé deuxième lors des récentes élections présidentielles, est en détention provisoire depuis environ 8 mois, dans l’attente de son jugement ?  Bien plus, avec qui le dialogue aura lieu lorsque les sécessionnistes qui sont les véritables instigateurs de la guerre dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest se désolidarisent du dialogue annoncé par le président de la république ? Tout comme, il se pose aussi avec acuité la question de savoir comment parler d’un véritable dialogue national lorsque les camerounais de la diaspora disent en majorité que le dialogue annoncé par Paul Biya est « une fuite en avant », pour essayer de « distraire la communauté internationale et repousser de quelques années les sanctions qui devaient lui être infligées ».  

NATIONAL DIALOGUE WEBSITE

Mais pour le chef de l’État, il est temps de passer à un dialogue. « Les nombreuses consultations que je n’ai cessé de mener au sujet de cette crise, m’ont permis de prendre la mesure de l’ardent désir des populations des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest de retrouver le cours normal de leurs vies, de pouvoir de nouveau, en toute sécurité, exercer leurs activités économiques et sociales, de voir les réfugiés et les personnes déplacées revenir et les enfants retrouver le chemin de l’école. La récente tournée du Premier ministre dans les deux régions a permis de confirmer ce sentiment », a-t-il indiqué dans son discours du 10 septembre dernier. Et d’ajouter « c’est pourquoi, j’ai décidé de convoquer, dès la fin du mois en cours, un grand dialogue national qui nous permettra, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre nation ».  Même si la communauté internationale et les camerounais saluent l’acte du président de la République, il reste cependant à relever que le fait pour lui de désigner le premier ministre comme l’autorité compétente chargée de présider ledit dialogue national, amène un bon nombre de personnes à croire que les opinions des uns et des autres ne seront pas véritablement prises en considération. A ce titre, le peuple voulait s’adresser à son président et non à un collaborateur du président. La population souhaitait un dialogue franc avec le chef de l’État et non un dialogue par personne interposée.

 

Enfumage et saupoudrage

Mais le président a choisi de se faire représenter et a même déterminé les personnes qui vont y prendre part. « Présidé par le premier ministre, chef du gouvernement, ce dialogue réunira une palette diverse de personnalités : parlementaires, hommes politiques, leaders d’opinion, intellectuels, opérateurs économiques, autorités traditionnelles, autorités religieuses, membres de la diaspora, etc. Seront également invités des représentants des forces de défense et de sécurité, des groupes armés et des victimes », a-t-il déterminé. Et de poursuivre « tout le monde ne pourra, et c’est compréhensible, prendre effectivement part à ce dialogue, mais chacun aura l’occasion d’y contribuer ». Toutefois, si le dialogue tel qu’envisagé par Paul Biya ne se fait ni avec les leaders des sécessionnistes, ni avec les séparatistes, ni avec les camerounais de la diaspora et ni avec les leaders francophones à l’instar de Maurice Kamto, quel sera donc la valeur de ce dialogue national qui se veut « sans exclusive » ? De quoi se demander si ce n’est pas une autre politique d’enfumage et de saupoudrage de la part du président de la République ? Puisque lors de la préparation de la tripartite de 1991, Paul Biya a lui-même indiqué le 12 septembre 1991 à Bafoussam que « vouloir dialoguer et définir soi-même les modalités du dialogue, c’est refuser le dialogue, c’est vouloir imposer sa volonté ». N’est-ce donc pas sa volonté qu’il veut imposer au peuple camerounais et à la communauté internationale ? Puisque les résultats de la tripartite se sont pas toujours positifs et les opposants ne partagent pas d’ailleurs les résolutions qui avaient été prises à l’époque.

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