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Interview de la semaine
Category :- Interviews Author :- bertin bidja 
Posted on July 23, 2019, 12:00 am

François Bingono Bingono

Homme de culture camerounais, enseignant des valeurs africaines

LEGIDEON : Monsieur Bingono Bingono nous vous adressons en tout honneur nos sincères
salutations pour ce moment que vous accordez à la rédaction du journal legideon, de parcourir les lignes qui nous rapprochent de l’homme de culture que vous êtes. D’entrée de jeu, nous nous
intéressons au factum reflet de votre personnalité et de votre personnage. Qui est François Bingono Bingono ?


FRANÇOIS BINGONO BINGONO : « Je n’aime pas quand on présente son cv, ça ne justifie pas toujours le potentiel des êtres humains que nous sommes. Bingono bingono, j’ai plus de 60 ans aujourd’hui je crois que j’ai eu 62 ou 63 ans tout récemment le 3 juillet 2019. Mais je ne célèbre pas l’anniversaire il ne suffit pas de croiser les bras et attendre que la date de son anniversaire arrive et qu’on fasse une fête. L’africain célèbre les faits. Si vous avez passé une année d’oisiveté il n’est pas conforme que vous fêtiez votre anniversaire. Si vous abattez maintenant un buffle on vous fête sur le champ, vous vous mariez on vous fête sur le champ, votre femme fait un enfant on vous fête sur le champ. Donc les fêtes africaines célèbrent les hauts faits les faits marquant, les faits porteurs. Alors, je suis un Bulu de Sangmélima, je m’intéresse à ce que j’appelle la crypto communication, la communication initiatique, la communication exotique depuis une trentaine d’année c’est ce qui fait que, je suis le bienvenu dans tous les milieux traditionnels au Cameroun, dans tous les milieux initiatiques au Cameroun, c’est comme ça que je suis le porte-parole des initiés et chefs traditionnels. Par ce que, grâce à la radio, ceux qui m’ont écouté savent que je suis un grand promoteur de la culture patrimoniale, un défenseur de la culture patrimoniale, je ne voudrais pas que dans les universités ce que je donne comme enseignement n’ai aucun rapport avec la communication africaine, l’anthropologie camerounaise. Donc j’enseigne la culture et la civilisation africaine et particulièrement camerounaise dans nos universités. On sait que à un moment donné de ma vie j’ai été journaliste, j’ai pris ma retraite je suis enseignante aujourd’hui je suis chercheur depuis toujours et je suis artiste c’est un côté de ma vie que je ne peux pas cacher. J’ai été comédien professionnel, metteur en scène professionnel. J’ai représenté le Cameroun à divers festivals dans ce monde à l’époque où je pratiquais encore le cinéma et le théâtre. Je ne veux citer mon cursus académique, ce n’est pas important. On peut citer son cursus académique, aligné son baccalauréat, sa licence, son doctorat sans avoir l’épaisseur par rapport à ce qu’on veut dire. J’aime quand on juge les gens par rapport à ce qu’ils peuvent faire et non ce qu’ils savent faire sur la base théorique des papiers académiques qu’ils peuvent présenter. »

LEGIDEON : Il y a quelques mois déjà que vous aviez été en inde pour inscrire un élan de promotion de la culture patrimoniale camerounaise, pouvons-nous savoir la quintessence de votre voyage dans cette partie du monde, très connue de ses tendances magico-culturelles ?

F.B.B : « eh bien, une ONG a organisé un symposium international sur les pratiques thérapeutiques du monde. C’était un colloque pour tradi thérapeutes vulgairement appelés au cameroun tradi praticiens, on devrait plutôt les appeler tradi-thérapeutes. Ce symposium portait sur la médecine patrimoniale du monde où je suis allé représenter l’Afrique centrale. Je suis allé dire comment se comporte le tradi-thérapeute camerounais. Quels sont ses rapports avec son administration, quel est son ancrage dans la modernité. C’était ça mon discours, mes échanges avec cette ONG-là. Nous étions trois camerounais, j’étais avec sa majesté Bekono et Faï Forminyem pour le compte de l’Afrique centrale. Pourquoi ? Par ce que le monde ressent de plus en plus l’intérêt de se mettre ensemble par corporation, dont les gens qui sont de la corporation de la médecine patrimoniale. Ça c’est un très grand pan de la culture patrimoniale, c’est-à-dire la médecine patrimoniale, la médecine coutumière pour ne pas dire la médecine traditionnelle dont à ce sujet je suis le porte-parole des tradi-thérapeutes camerounais, le porte-parole des chefs coutumiers du Cameroun, le porte-parole des initiés du Cameroun ; ce sont les domaines qui ressortissent à ma recherche au quotidien depuis une trentaine d’années aujourd’hui. C’est pour ça que ces autres figures là me font confiance d’aller parler en leur lieu et place.

LEGIDEON : Quel est le bénéfice d’une pareille rencontre pour le Cameroun et pour vous en tant que promoteur de la culture patrimoniale ?


F.B.B : « Alors le bénéfice au sorti d’une pareille rencontre est aussi varié selon des aspects bien
définis. Le bénéfice, c’est déjà que l’on a pu parler du Cameroun au monde entier positivement, pas pour aller dénigrer. Le bénéfice est qu’on a pu créer un cercle, une espèce de chaine d’échange et d’émulation internationale, ça c’est important ; et restons en contact depuis que nous sommes revenus de ce voyage-là. L’importance est qu’on dise quels sont les progrès de la médecine patrimoniale camerounaise, et ils s’intéressent effectivement à nos méthodes de travail, à nos stratégies qui reposent presque essentiellement sur la spiritualité et on leur dit quels sont les résultats auxquels nous aboutissons face à certaines maladies que la modernité présente comme étant incurable. En termes de maladie, toute chose a son antidote, rien dans l’univers ne vient seul, les choses évoluent toujours en bipolarité, le bien et le mal, la joie et la tristesse, la maladie et la guérison ; donc nous en tant que tradi-thérapeutes, nous ne croyons pas aux idéologies ou à l’existence des maladies dites incurables. »


LEGIDEON : Sa majesté Bingono Bingono, nous vous remercions pour cet entretien à nous accorder, dans la perspective de rester toujours accrocher à votre actualité et celle en rapport avec la culture patrimoniale.

F.B.B : « c’est moi qui vous remercie pour cet élan de connaissance à partager avec les autres, car notre histoire est mieux écrite que par nous-mêmes. Et c’est d’autant plus important de savoir que le média participe à la promotion de la culture patrimoniale à laquelle j’attribue mon statut de défenseur »


 

 

 

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