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Obala au Scanner
Category :- Editorial Author :- Bertin BIDJA 
Posted on April 30, 2019, 4:08 am

La ville d’Obala, ville située à 35 km de la ville de Yaoundé, vient d’être le théâtre des affrontements entre des jeunes citoyens camerounais. Des jeunes citoyens qui ont pollués l’environnement de la ville d’Obala par des actes tribaux. Des scènes tout à fait euphoriques, sont relatées avec la plus grande amertume, qui plongerait l’opinion peu avertis et au gouffre de la manipulation à des réactions sécessionnistes. Le pire est que les hommes de médias voulant jouer leur rôle, se sont mêlés les pédales sur les récits qui ressortent de ces événements ignobles. L’animateur, entre autre journaliste d’investigation Serge TAMBA, semble faire allusion à une histoire de mœurs qui aurait provoqué la mort d’un jeune camerounais âgé de 19 ans, ressortissant de la région du nord Cameroun, et qui par la suite aurait déclenché un mouvement d’humeur dans la ville d’Obala. Mais contrairement au récit de ce fleuron de la communication, nos confrères exerçant respectivement à LEBLEDPARLE, CAMERWEB, QUATRIEME POUVOIR et bien d’autre, évoquent à leur manière, des événements qui seraient parti s d’une histoire d’amour qui a mis sur la scène des conflits deux jeunes camerounais, l’un originaire du nord Cameroun et l’autre de tribu ETON, qui ont exprimé leur rivalité face à une jeune fille d’un opérateur économique répondant sous l’acronyme de FALCAO basé à Obala. Ces derniers avec leur amourette se seraient fait bastonner par le père de la fille en question, mais les faits ne se sont pas arrêtés là, ils ont pris une autres tournures, au point où le jeune ETON a brutalement arraché la vie du jeune nordiste et faire naitre des soulèvement opposant les autochtones ETONS d’Obala et les frères nordistes communément appelés Wadjos ou haoussas.
Mais pourquoi cette controverse, où d’un côté on parle de mœurs et de l’autre des conflits inter-ethniques. Pourquoi les jeunes camerounais sont-ils animés par l’esprit tribal au point de faire couler le sang des enfants d’une même nation ? Où sont passés les éducateurs de notre société qui se laissent maladroitement emportée par des scènes de tribalisme ?
Autant de questions qui nous amènent à passer au scanner les événements qui ont choisis de se produire dans la ville d’Obala. Car ces événements seraient des signes annonciateurs de la présence d’un esprit maléfique qui roderait sur les toits camerounais, dans le but d’éparpiller dans le reste du territoire le climat de la crise anglophone, tel qu’évoqué par un déplacé venu de Bamenda : « nous sommes parti de chez nous pour venir ici, par ce qu’il y’a la paix ici. Mais quand ça commence comme ça, j’ai peur que ça devienne comme ce qui se passe à Bamenda en ce moment », s’est t’inquiété Trenet. Ce qui a surtout été pressenti par Son Excellence Paul Biya qui à quelques jours des scènes d’Obala, commençait déjà une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux, notamment sur twitter et Facebook.

Le 22 avril, il a invité l’ensemble des camerounais à « défendre » et à « conduire » le Cameroun sur les chemins de la grandeur et de la prospérité. Le 23 avril, il twitte : « travailler avec acharnement et abnégation pour mériter toujours la patrie et bâtir la paix, un état qui soit non plus une juxtaposition de groupes ethniques, religieux et linguistiques, mais une véritable communauté nationale ». Le 24 avril, à la veille des événements d’Obala,  il retweete : « nous pouvons construire quelques choses de durable, si nous unissons nos cœurs, nos esprits et bras. Mieux, nous pouvons construire un Cameroun fort et prospère, uni et dynamique », mais alors, est-ce que le président Paul Biya twittait ces phrases était devant une boule de cristal, pour que à la suite de ces dires, surviennent les rixes d’Obala ? Pourquoi passer par internet pour parler aux jeunes citoyens camerounais qui manquent aujourd’hui d’éducation véritable et d’encadrement franc ? N’y avait-il pas un moyen de faire un message télévisé et empêcher les événements d’Obala, qui d’après les péripéties paraissent des frustrations tribales qui ne devront en aucun cas compromettre l’unité nationale. Pourtant on se rend à l’évidence que de toute les versions qui ont été relatées,  il se dégage une question de responsabilité citoyenne qui devrait au premier plan passé par les parents notamment par les dirigeants camerounais, qui aujourd’hui courent plus après l’argent et ne parviennent plus à veiller sur la jeunesse, qui subit les tares d’une gouvernance qui semble ne réellement pas promouvoir les valeurs de l’unité et du vivre ensemble. Une jeunesse à genou à la merci de la délinquance, sans aucune morale, ni esprit de tolérance voire de fair-play.

Tout de même, l’homme de 86 ans qui a eu une longueur d’avance sur le futur n’a pas manqué de twitter vendredi dernier un nouveau message malgré les événements douloureux. « Le Cameroun a particulièrement besoin d’une vraie unité nationale, il ne doit pas être la victime du tribalisme, du népotisme, du laisser-aller ou de la corruption. Nous devons tous lutter efficacement contre les fléaux qui minent toute une nation. », des mots de réconfort qui certainement pourront permettre aux autorités compétentes de mieux veiller sur la jeunesse, qui est édifiée au premier plan des questions de paix et d’unité.

On dire certainement que le vieux est fort conscient du nouveau défi qui l’interpelle envers la nation, et que la mentalité qui anime les camerounais en ce moment présente un véritable danger pour le Cameroun. L’heure est à la panique, que chacun puisse jouer son rôle pour que règne au Cameroun un climat de paix sans condition.
 

Tagged Keywords:  Obala Cameroun
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