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An 34 du Rdpc: Quand le parti au pouvoir célèbre plus de trente ans d’échec
Category :- Politics Author :- Ryan Nguélé 
Posted on April 2, 2019, 4:58 pm

« A l’époque d’Ahidjo la vie n’était pas difficile comme aujourd’hui ». C’est un propos que les camerounais d’un certain âge ayant vécu sous l’ère de l’ancien président de la République du Cameroun et qui sont toujours en vie aujourd’hui, aiment généralement prononcer pour décrier leur misère et le calvaire dans lesquels l’actuel chef de l’Etat, Paul Biya, les a fait plonger. Ce qui veut dire qu’il y a un très grand déphasage entre le Cameroun d’avant et celui d’aujourd’hui. Sauf que la différence est partie dégradante ; c’est-à-dire du positif au négatif. Comme disent certains « Paul Biya est venu détruire tout ce que Ahmadou Ahidjo avait déjà construit ». Et résultat, le Cameroun a les problèmes d’eau, d’électricité, de routes, d’aéroport, de centre de santé agrée… Outre ces problèmes d’ordre infrastructurel, il n’est pas à négliger ceux sociopolitiques qui ne cessent de secouer le pays depuis octobre 2016. Et c’est une autre preuve d’échec de Paul Biya car il n’a même pas pu maintenir l’unité nationale. Fin de course, depuis 3 ans que les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest souffrent de la crise sociopolitique qui y prévaut, le garant de la protection des camerounais et du territoire national, toute honte bue, n’a même pas bouger le petit doigt pour résoudre les revendications de ces camerounais.

Le moins qu’il ait pu faire était de faire ce qui lui convient le mieux. Enfumer les camerounais avec les esquisses de solutions qui meurent bien avant leurs mises en application. Bien même lorsqu’elles sont appliquées, elles sont inefficaces et non concluantes.  Et aujourd’hui la crise anglophone ne fait que s’enliser, et ces zones vont bientôt afficher le visage d’un désert du Sahara à cause d’une part de la destruction immense des infrastructures et d’autre part, du fait du fort taux de la population qui fuit la guerre pour aller se réfugier dans les autres villes voisines. Le témoignage de ces déplacés internes ne fait l’ombre d’aucun doute sur le degré de souffrance par eux enduré avant leur émigration. Surtout que jusqu’aujourd’hui, la crise est bien loin de finir vu que le chef de l’Etat ne fait rien allant dans ce sens. Même les différentes solutions qui lui sont proposées tant par les camerounais (dialogue national inclusif) que par la communauté internationale (forum international pour un dialogue inclusif), le laissent indifférent. Or c’est encore plus terrible et déplorant parce que le parti politique pour lequel il est président, fondateur, est né dans une zone anglophone, plus précisément à Bamenda.

Communauté internationale
Comment comprendre que le 24 mars dernier, la célébration du 34e anniversaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais s’est tenu avec autant de réjouissances comme les militants du Rdpc savent bien le faire, alors que la ville natale dudit parti souffre ? Bien plus, les camerounais des autres régions du Cameroun ne sont pas en reste. Ces derniers ne jouissent plus de leurs droits ; on a l’impression de vivre sous l’ère d’un régime dictatorial où l’on ne suit les pas que d’une personne, celui du dictateur. Pas moyen de contester quoique ce soit auquel cas, vous finirez en prison. On en veut pour preuve que les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun qui sont incarcérés depuis le 28 janvier 2019 pour avoir effectué des marches blanches pour revendiquer ce qu’ils ont appelé le « hold up électoral ».  Car selon eux, c’est le président dudit parti, Maurice Kamto, qui a gagné les élections d’octobre 2018 mais Paul Biya et ses affidés ont volé sa victoire. Et à ce sujet, malgré la pression de la communauté internationale, des Organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme, intimant le chef de l’Etat de les libérer, ces derniers sont toujours dans les geôles de la prison centrale de Yaoundé-Kondengui.
Lutte contre la vie chère

Même sur le plan sportif, le Cameroun vient de perdre l’organisation de l’un des événements les plus grandioses du football, la Coupe d’Afrique des nations 2019. Le président de la République et les politiques parlent d’un glissement de date, mais les camerounais savent désormais que l’inertie de Paul Biya a conduit au retrait de la Can total 2019 au Cameroun pour l’Egypte. Ne parlons pas des infrastructures routières pour lesquelles sa plus grande réalisation était la construction du deuxième pont du Wouri. Il a fallu que les pluies torrentielles s’abattent dans la capitale économique ce week-end pour que l’on constate que même ce « joyau architectural » n’était que du bricolage. L’eau a carrément envahi le pont. D’aucuns ont même pensé qu’au lieu de construire le pont sur le Wouri, ils ont plutôt construit le Wouri sur le pont. Sur le plan économique également, la vie chère est de nouveau à nos portes. Les prix du riz, poisson de l’huile et même de la bière ont augmenté. Du coup la lutte contre la vie chère lancée par le gouvernement après les émeutes de février 2008, n’est qu’un fiasco de nos jours. Puisque 11 ans après, on est revenu à la phase de départ. Les cas sont tellement nombreux que l’on se demande bien ce qui a changé au Cameroun de manière positive depuis 34 ans. Autrement dit, 34 ans après le congrès du renouveau, quel renouvellement visible ?
 

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