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Transport inter-urbain : la colère d’une organisation socio-professionnelle
Category :- Culture Author :- Arnaud Kévin Ngano 
Posted on July 12, 2018, 4:25 pm
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L’organisation patronale des syndicats des transports et assimilés du Cameroun (Opstac), estime que le ministre des transports a pris une mauvaise décision, en suspendant des agences de voyages de l’activité de transport publique au Cameroun.

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Transport inter-urbain au Cameroun : des nombreuses choses à revoir

 

« En suspendant ces agences de voyage, on ne résout pas le problème. Le ministre a une fois de plus pris une décision impopulaire », déclare Jean Paul Claude Noah, secrétaire général de l’organisation patronale des syndicats des transports et assimilés du Cameroun (opstac).  Ce leader syndical et bien d’autres, ne sont manifestement pas du tout content de la décision du ministre des transports. Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe a ordonné la fermeture des terminaux de 6 agences de voyages à savoir Charité voyage, élégance du Noun, Alliance voyage, Super grand mifi plus, fakotravelers et butrans voyage, pour non-conformité à la réglementation. La suspension s’est faite par voie de communiqué.

Ainsi depuis mardi 10 juillet 2018, les camerounais ne voyagent plus par les véhicules de ces compagnies de transport. Elles ont plusieurs fois été appelée à remédier à la situation, révèle le communiqué.En effet, en aout 2017, le ministère des transports a effectué l’audit sur la situation technique et administrative des agences de voyages. A l’issue de cet exercice, il est constaté que 32 entreprises de transport interurbain, exercent l’activité sans agrément. Un délai d’un mois leur est alors accordé pour se conformer. Le délai épuisé, 26 sur les 32 compagnies indexées auront régularisé leur situation administrative. Les 6 autres vont continuer à fonctionner comme des clandestins.

La tutelle, qu’est le ministère des transports, va leur concéder un mois supplémentaire, puis 15 jours par la suite. Mais rien ne va changer, leur situation administrative n’est toujours pas régularisée. C’est ainsi qu’elles (les 6 compagnies), sont considérées comme des sociétés récalcitrantes. D’où leurs suspensions entrainant la fermeture de leurs terminaux de transport respectifs. La réouverture, à en croire le ministère des transports,est conditionnée par la régularisation de cette situation administrative.

Une autre version

Joint au téléphone alors qu’il est en évacuation sanitaire en Europe, le président directeur général de butrans voyage, dit avoir une autorisation d’exercer le métier ; mais cette autorisation est juste expirée, puisqu’il est renouvelable chaque année. M Ze affirme avoir « entrepris depuis plusieurs mois, la procédure de renouvellement de son dossier ». Une affirmation que Jean Paul Noah secrétaire général de l’opstac, va confirmer en d’autres termes : « Depuis quatre mois que le Ministre NgalleBibehe est à ce poste, les dossiers de renouvellement des agréments sont bloqués dans son bureau, alors que les agences de voyage paient des redevances au trésor publique pour avoir ces agréments ».  Le syndicaliste soutient que « le problème se situe au niveau du renouvellement des documents et la faute revient au ministre ».Selon lui, la quasi-totalité des compagnies sont victimes du manque de célérité dans le traitement des dossiers.

Accident de la route

Dans le même sillage, le ministre NgalleBibehe a suspendu pour deux mois, la licence ordinaire de transport public de 3e catégorie, accordée à Sylvain Lontsie, propriétaire du car modèle coaster immatriculé OU 280 AS, ayant fait l’accident survenu le 6 juillet dernier vers 4 heures du matin, non loin de Ndikinimeki. 31 personnes ont perdu l’âme sur le champ ce jour-là, 4 autres blessés graves conduits à l’hôpital. Deux autres sanctionsont aussi été prises. Il s’agit de la suspension pour 12 mois, des certificats d’immatriculation des véhicules appartenant au même Sylvain Lontsie et de la suspension pour 3mois de l’agence de Bandjoun du centre de contrôle technique automobile dénommé « diagnostique automobile Cameroon SA ».

Ces décisions font suite à une enquête minutieusement menée par le ministère en charge des questions de transport au Cameroun. Il en ressort que le conducteur de ce coaster qui figure parmi les victimes, était fatigué et somnolait au volant. Aussi apprend-on qu’il n’avait pas de permis de conduire. La structure qui l’employait, n’est pas détentrice d’une licence de 2e catégorie ; elle opérait donc en marge de la réglementation en vigueur. Les constatations des éléments des forces de maintien de l’ordre et les rapports des descentes sur le lieu de l’accident, révèle que cette voiture était surchargée, et avait des pneus usés. Pourtant 7 jours avant l’accident, ce véhicule a été soumis au contrôle technique et déclaré conforme à la circulation routière.

Cette autre sanction du gouvernement à travers le ministère des transports, est elle aussi qualifiée d’inopportune. « Le gouvernement camerounais s’érige toujours en médecin après la mort » dixit Jean-Paul Noah. Pour les acteurs du secteur des transports, une attention particulière doit être accordée aux conditions de travail des chauffeurs au Cameroun.

 

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